Lauréats 2026 des concours de création étudiante

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Chaque année, d’octobre à mai, les 7 concours de Création Etudiante sont ouverts à tous les étudiants quelle que soit leur filière. Portés par les Crous et soutenus par les établissements d’enseignements supérieurs, ils permettent d’encourager et de valoriser la création étudiante dans sept domaines artistiques.

Ces concours sont divisés entre concours thématiques (bande dessinée, court-métrage, nouvelle et photographie), et tremplins à thème libre (Pulsations, Envol, Théâtre).

Sans plus attendre, découvrez les lauréats de l’année 2025-2026 !

Concours thématiques : Fierté

1ère – Une fois encore – Karelle LAUGT

Filière : Lettres

BD 1er Karelle LAUGT une fois encore img
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Note d’intention :

« Je souhaitais, à travers ces quatre planches, parler d’une partie de la population souvent invisibilisée : celle issue des campagnes peu ou pas attractives. Le fait de passer d’un personnage à l’autre m’a permis d’en brosser un tableau plus général : montrer la solitude des personnes âgées, la difficulté des petits salaires, l’ennui d’une jeunesse à laquelle trop peu de choses sont proposées, et finalement la condition des agriculteurs, tenus par les dettes.

La « fierté » est parfois, et peut-être souvent, mal placée. Par fierté, on ne se plaint pas, ne montre pas sa peine, refuse toute aide extérieure. Et ce, peut-être particulièrement dans les milieux ruraux.

J’ai évoqué plus haut le fait que les gens issus de la France périphérique avaient peu droit à la parole : cela n’est pas seulement dû au fait qu’elle ne la leur est pas donnée, mais plus généralement parce que le mutisme y fait parfois office de sport régional. Parler de ce qui ne va pas c’est prendre le risque de donner une mauvaise image de soi, de paraître faible, ou lâche. Alors, chacun se tait, et fait devant seul.

Néanmoins, cela n’empêche pas une entrée générale, une proximité des habitants au sein des bourgs et des hameaux : le plaisir de connaître ses voisins et d’être reconnu par eux, de saluer d’un « bonjour » à tous les individus qu’on croise dans la journée. Il me tenait aussi à cœur de l’évoquer dans ces planches. »

2ème – Maman et moi – Lucie RAMBERT

Filière : Arts

BD 2eme Lucie RAMBERT maman et moi img
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Note d’intention :

« Une relation compliquée qui ne l’est normalement pas, mais je suis tout de même fière de nous de ne pas avoir baissé les bras, d’avoir eu assez de résilience pour essayer de nouveau, encore et encore jusqu’à ce qu’on arrive à un point où on ne bénisse pas l’autre sans cesser.

On n’a pas besoin de faire de grandes choses pour être fière, parfois, accomplir des taches, des objectifs, des envies ordinaires est assez pour être extraordinaire. »

3ème – L’envol – Gaëlle Marie MOREAU

Filière : Arts

BD 3eme Gaelle Marie MOREAU l envol img
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Note d’intention :

« Quand j’ai appris le thème Fierté, j’ai eu envie d’évoquer les fiertés lgbt+ mais j’ai été freinée par une pensée : « c’est beaucoup trop attendu ».

Aujourd’hui mon projet aborde pourtant ce sujet car il m’est venu une autre pensée : nous ne parlerons jamais trop de ces fiertés, c’est trop important pour ne pas saisir chaque occasion de les mettre en lumière. Par les temps qui courent nous avons d’autant plus besoin de chaque représentation possible.

L’Envol trace un exemple de construction de ces fiertés car une question revient souvent, pourquoi parle-t-on de « Fiertés ». Chaque parcours est différent mais je raconte ici le mien. Ayant grandi dans un contexte social et éducatif assez hétéronormé, l’enfance a eu son lot de maux inconscients liés à ce cadre. Grandir sans représentation pour se retrouver, sans autre forme de normalité que celle imposée, revient à essayer de courir un marathon sans paniers. C’est ce qu’on retrouve dans l’Envol, un cadre qui, sans spécifiquement rejeter l’Autre – ici la figure de l’oiseau – en fait un non-sujet. Ce n’est pas un cadre lgbtphobe, c’est un cadre où d’autres options ne sont pas envisagées, un rejet par le silence. Alors on se plie pour rentrer dans le moule, quitte à finir avec notre propre sang sur les mains. Survient alors un rejet, de la même manière que cet enfant qui s’arrache les plumes (altérité qui le fait sortir du moule/blessure non guérie même adulte) ; camoufler voire mépriser ses différences est une conséquence du manque de représentation.

La Fierté ici c’est admirateur la fierté qui découle d’un chemin d’acceptation de soi (les volutes portent l’idée de l’esprit, l’introspection), c’est la fierté de l’assumer (en opposition à la honte de se sentir différent des normes), c’est la fierté de devenir une représentation pour ceux qui chercheront ces images. Quitter le peloton pour s’envoler vers une infinité de différences. Le cygne noir symbolise cette idée : ce qui existe en dépit des probabilités. »

1ère – Brique par brique – Eliz GUN

Filière : Communication

Note d’intention de création :

« Ce court métrage, Brique par brique, est un court récit centré sur la mémoire, l’héritage et l’identité. À travers le regard d’une enfant, le film cherche à raconter une histoire et une identité, celle d’une enfant née en France mais profondément liée à un pays d’origine transmis par sa famille.

Le montage est très important dans cette réalisation, il propose ici une mise en scène sensible, construite autour d’un contraste entre lumière et mouvement.

Le projet repose sur un point de vue très intime. Le choix d’ouvrir le film par un gros taille sur l’enfant permet d’installer une proximité avec le spectateur.

Cette première partie du film doit donner une impression de légèreté. Le spectateur découvre une enfance ordinaire dans laquelle Eliz dit avec simplicité aimer la France et cette déclaration est importante car elle permet de nous montrer la cohabitation et la coexistence entre les deux identités, des origines et du pays habité.

La rupture intervient dans la deuxième séquence. Valise fermée, photos d’archives arrachées, sons de cris étouffés. Ici, la mise en scène ne cherche pas à expliquer historiquement une situation, mais à faire ressentir une mémoire du départ. Ce choix permet de conserver le regard de l’enfant, qui ne comprend pas tout mais ressent profondément les émotions des adultes.

L’utilisation des voix over est essentielle dans cette construction. La parole de l’enfant apporte une sincérité alors que celle des adultes laisse entendre un passé plus lourd et difficile à transmettre.

La quatrième séquence ouvre le film vers quelque chose de plus universel. La phrase « On ne part jamais vraiment d’un pays » devient alors le thème du film. Ici le pays n’existe plus seulement comme un lieu mais comme une présence.

Le dernier plan, centré sur les mains manipulant une photo, symbolise la paix dans ce récit.

À travers une mise en scène minimaliste mais sensible, ce projet cherche à parler de mémoire et de transmission sans passer par un discours explicatif. »

2ème – Chez Slimane – Noé RAIMOND et Paul CHARTIER

Filière : Sciences humaines

Note d’intention :

« CHEZ SLIMANE est un documentaire de 5 minutes portant sur le café « Chez Slimane ». Ce lieu est le dernier café d’une ville dans le Nord de la France, ville dont nous avons décidé de garder l’anonymat.

La dernière personne a avoir tenu ce café était une femme nommée Ourdia. Nous avons voulu étudier, dans ce documentaire, la question de la fierté d’avoir tenu un commerce, et celle d’avoir fréquenté régulièrement un lieu. Parallèlement nous avons étudié la question du café comme élément nécessaire à un quartier : lieu où les individus se rencontrent, où ils déconstruisent des stéréotypes, mais aussi lieu genré et porté sur des activités nuisant à la santé des utilisateurs.

Ce documentaire regroupe des plans du café et des anecdotes d’anciens habitués, retraçant l’histoire et l’ambiance du lieu. »

3ème – Aléthéia – Isaac DECOUVELAERE

Filière : Audiovisuel et multimédias

Note d’intention de création :

« Nous avons imaginé ce court-métrage comme un drame psychologique abordant le thème de la fierté, de l’addiction et des souffrances sociales. Dans ce film, Ella, une jeune femme traversant une période difficile, est arrêtée après une soirée mouvementée.

Nous avons cherché à aborder la souffrance de quelqu’un, rejeté par la société et sa famille, qui pour s’en sortir est prêt à tout.
Le thème de la fierté est évoqué par le fait d’être fier de soi-même. La protagoniste sera amenée à être fière d’elle, non pas par ses actes mais par l’intelligence dont elle aura su faire preuve afin de se sortir de cette situation. Elle qui a toujours été mise de côté par la société l’ayant faite se sentir comme inférieure, va tenter de bousculer l’ordre établi en se prouvant qu’elle est capable de manipuler un avocat, figure d’autorité et d’intelligence.

L’idée est également d’aborder le fait de renverser un système dominant en tant qu’opprimé. Nous avons alors tenté de faire ressentir au spectateur de l’empathie, de comprendre les agissements des personnages mais également de se poser des questions sur ce qu’il s’est réellement passé.

Le tout avec une esthétique inspirée de la culture rock/punk des années 90 dans la musique et la direction visuelle. Ceci avec des films comme Requiem for a dream, Trainspotting ou encore la série Skins, ainsi que des artistes musicaux comme Jeff Buckley ou Radiohead.
Nous avons ainsi amené un certain malaise à l’image via différentes techniques de réalisation, en espérant offrir au spectateur une expérience riche. »

1ère – Cambrousse – Karelle LAUGT

Filière : Lettres

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2ème – Avec ou sans voix – Garance CUTILLAS

Filière : Sciences humaines

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3ème – La fille aux lettres rebelles – Marie VANHELLE

Filière : Lettres

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Mention spéciale du jury – De racines et de fierté – Dieyla LY

Filière : Sciences humaines

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1ère – Mardi Gras – Romane GHYSEL

Filière : Langues vivantes

Note d’intention :

« Cette photographie évoque la fierté culturelle à travers la célébration de Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans.

L’homme au sombrero, immobile au coeur de la foule et de la fête du carnaval, nous invite à nous arrêter et admirer, à son image, cette célébration riche d’histoire et aux symboles culturels forts.

Mardi Gras réunit des personnes de styles et d’origines variés qui n’hésitent pas à revêtir leur costume le plus extravagant et à arborer les couleurs (violet, vert, or) de cette tradition locale pour danser et attraper les colliers de perles lancés depuis les balcons mythiques du Quartier Français. »

2ème – Porter ses couleurs – Maxime NAVELLIER

Filière : Informatique

Note d’intention :

« À travers ce prix photographique à Milan, j’ai choisi d’aborder le thème de la ‘Fierté’ sous l’angle de la solidarité. La fierté n’est pas seulement le fait de célébrer ses propres accomplissements, c’est aussi le courage de se tenir debout pour ceux qui ne le peuvent pas.

J’ai été frappé par l’échelle de la scène. Les manifestants semblent tout petits face aux arches immenses et intemporelles de l’édifice milanais, mais l’énergie qu’ils dégagent remplit tout l’espace. Les étendards palestiniens, brandis fièrement au-dessus des têtes, guident le regard et donnent tout son sens à l’image. C’est une fierté d’exister, de résister et de faire entendre sa voix, immortalisée dans un moment où l’histoire humaine rencontre l’histoire architecturale. »

3ème – Baignade avec mon père – Cléome GUILLOTIN

Filière : Social

Note d’intention :

« Un soir d’été à la plage, je regarde au loin et capture : l’horizon y est flou, mais la tendresse d’un regard fier m’attrape.

Qu’y a-t’il de plus poétique, de plus vrai, que la fierté d’un parent pour ses enfants ou d’un enfant pour ses parents, ses modèles ? Il n’y a plus que ça qui compte, ce regard d’un être aimé vers un autre être aimé. Il survit au-delà de l’instant, il s’ancre, et plus rien, ni la vaste étendue de l’océan, n’existe.

Dans ces douces couleurs, je partage la simplicité et la pureté d’un moment heureux, à l’antipode d’un monde coléreux et froid qui parfois nous aveugle de ces regards, et les diabolise, même, d’autre fois. »

Tremplins à thème libre

1ers – Redcall (pop/rock)

Membres : César Bausseron (basse), Elisa Douchez (batterie), Line Joly (chant), Lucas Libessart (guitare), Elisa Mechin (guitare)

Filière : Arts, Droit, MEEF, Sciences politiques

2ème – Traft (hip-hop)

Membres : Simon Delvaux (chanteur/saxophoniste), William Toro (trompette), Arthur Visse (bassiste/prod),

Filière : Arts

3ème – VC DIM (musique électronique)

Membre : Valentin Crogiez

Filière : Informatique

En l’absence d’un nombre suffisant de candidature, la délibération n’a pu avoir lieu. 

1ère – Exi(s)t – Compagnie Joue Bleue

Filière : Arts